Mutation: les loups de Tchernobyl ont développé une meilleure résistance au cancer

Cette découverte pourrait permettre une avancée remarquable dans la lutte contre cette terrible maladie

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Publié il y a 19 jours
Mutation: les loups de Tchernobyl ont développé une meilleure résistance au cancer
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Impossible d’oublier la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, qui a eu lieu il y a 38 ans. De nos jours, dans la zone d’exclusion de Tchernobyl (CEZ), on ne voit plus que quelques touristes et guides et aussi, quelques loups gris.

Depuis 2014, Cara Love, biologiste et évolutionniste à l'Université de Princetown et son équipe  étudient ces animaux. Les scientifiques se sont rendus dans cette zone contaminée d’une surface de 2200 kilomètres carrés  afin de prélever des échantillons de sang sur les loups. Du même coup, ils ont  équipé ces animaux d’un collier GPS dans le but de mesurer leur résistance face aux radiations toujours présentes sur place.

« Nous obtenons des mesures en temps réel de l’endroit où ils se trouvent et de la quantité [de rayonnement] à laquelle ils sont exposés », a expliqué Cara Love dans un article publié sur le forum scientifique Newswise.

Love et ses collègues ont remarqué que les loups gris étaient exposés à des doses de radiations quotidiennes six fois supérieures à la limite fixée pour un humain. 

« Les loups de Tchernobyl survivent et prospèrent malgré des générations d'exposition et l'accumulation de particules radioactives dans leur corps », a affirmé la scientifique.

Selon elle, le système immunitaire des loups gris serait similaire à celui de patients atteints de cancer et soumis à une radiothérapie. 

Ce traçage des canidés a aussi permis d’observer « des régions spécifiques du génome du loup qui semblent résistantes à un risque accru de cancer ». Cequi veut dire que certaines mutations génétiques auraient un effet protecteur.

Ce sont résultats extrêmement prometteurs pour la recherche et la lutte contre le cancer. Par contre, la guerre  en Ukraine ralentit cette avancée scientifique. 

« Notre priorité est que les personnes et les collaborateurs sur place soient le plus en sécurité que possible », conclut la biologiste.

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